Traces : Quand la danse rencontre l'art numérique.

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Je vais essayer de faire celui-ci pas mal plus court que l’autre. On va voir si je réussis ou pas.

En mai de l’année passée, j’ai été contacté par Philipp Contag-Lada pour un projet qui allait incorporer une collaboration entre l’art numérique et la danse. Le projet était financé par le commissaire fédéral allemand pour la culture et les médias, pis c’était une idée tellement folle que je pouvais pas dire non.

J’ai aussi été super chanceux de faire partie de ce projet avec d’autres artistes incroyables comme Moodsoup, Arwan Beetooh, Danica Schlosser et Philipp Contag-Lada lui-même.

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Comment ça marche?

Philip et le projet Interface ont développé une façon de capter les mouvements de chorégraphies de danse. Les données captées étaient ensuite exportées dans un très gros fichier json qui stockait tous les mouvements de tous les membres du corps humain, 30 fois par seconde (30fps) pour toute la durée de la séquence de danse. En tant qu’artistes, on pouvait ensuite utiliser ces données pour les interpréter visuellement à travers l’art numérique.

Interprétation initiale des données appelée “The Stickman”

L’équipe d’Interfaces avait déjà mis en place un serveur en direct sur leur site web avec quelques exemples. Ça m’a vraiment aidé à me repérer avec les données fournies. Dans l’image ci-dessus, chaque cercle représente une articulation et chaque ligne représente un “os”. En partant de là, j’ai pu vraiment commencer à avoir du fun pis trouver des façons d’interpréter visuellement les mouvements de danse.

L’ingrédient secret

À peu près en même temps que j’ai commencé à travailler sur le projet, j’ai commandé un petit contrôleur MIDI d’Intech appelé le “Grid”.

En utilisant le grid, j’ai mappé les quatre boutons rotatifs de la rangée du haut à la largeur des particules, la teinte, la saturation et la luminosité respectivement.

Ensuite, j’ai divisé la durée de la chorégraphie (nombre total de frames) par quatre et j’ai attribué chaque quart à son slider respectif.

Les boutons de la rangée du bas étaient mappés à des fonctions utilitaires :

  • Supprimer la particule (mais garder ce qui a été dessiné)

  • Effacer le canevas complètement

  • Changer de thème (clair ou foncé)

  • Changer les octaves du bruit de Perlin

De cette façon, je pouvais efficacement naviguer à travers la chorégraphie sans avoir à trouver le numéro de frame parfait. En plus, je pouvais incorporer du mouvement dans le résultat, pis je pense que c’est vraiment important vu que les sujets principaux sont des danseurs.

Comment ça fonctionne, c’est que chaque articulation des danseurs agit comme un noeud d’origine pour les particules. Fait que quand je les libère avec le contrôleur MIDI, elles partent de là pis se dispersent. De cette façon, je pouvais garder la silhouette dans la composition, pis je pense que ça aide vraiment à raconter une histoire.

Voici un très bon exemple où on peut voir le point de départ des particules et la silhouette.

La Collection

Après avoir joué avec l’algorithme, j’ai réussi à obtenir des oeuvres très satisfaisantes et je les ai envoyées à 7pc pour qu’ils puissent travailler sur l’exposition.

Voici les deux oeuvres choisies pour cette première exposition.

La première exposition

Le projet Interface a été exposé à l’Opéra de Hanovre en Allemagne durant la dernière semaine de mars 2024. C’est la première exposition du projet pis je suis sûr que ce sera pas la dernière. C’est une expérience tellement incroyable de voir notre travail affiché dans un aussi beau décor.

Voici une courte vidéo de Philipp qui explique un peu plus le projet et l’exposition :

La collection complète de Traces qui inclut un total de sept oeuvres est disponible à collectionner sur OBJKT ici : https://objkt.com/collections/KT1Tw7BRpsMomGE4bf3bxjAc4AgNV8xq7BYb

La suite?

Même si la collection Traces du projet Interface est terminée, ma contribution au projet l’est pas. J’ai travaillé de plus en plus avec le grid d’Intech pis c’est vraiment le fun.

J’ai programmé des ID différents pour chaque page du contrôleur. Fait que quand je clique sur le bouton utilitaire (caché sur le côté), ça change de page, ce qui fait que le grid devient comme un contrôleur complètement différent. Y’a 4 pages au total, ce qui veut dire que je peux mapper un total de 48 fonctions sur cette petite machine. C’est malade.

J’ai aussi travaillé avec la rotation et différentes échelles de bruit et techniques de déplacement de particules. Voici un petit aperçu de l’état de mes recherches.

ON DANSE!

Ben c’est ça! J’espère que vous avez aimé pis que c’était pas trop long à lire. Je sais que j’avais dit que ça serait plus court, mais c’est tough à respecter lol. La prochaine fois ça va être plus court, promis!

En attendant, passez une belle fin de semaine pis on se revoit bientôt!

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